Pour adhérer, cliquez ici !

Actualités

PRG 94 – Nous sommes PARIS

Home » PRG National » PRG : Valls et Baylet défendent la «République de l’ordre et du progrès»

PRG : Valls et Baylet défendent la «République de l’ordre et du progrès»

valls_

Le président du PRG Jean-Michel Baylet, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, et la ministre du Tourisme Sylvia Pinel.

Jean-Michel Baylet et Manuel Valls ont cloturé les universités d’été du PRG à Seignosse. Si l’un et l’autre se retrouvent sur «l’ordre républicain «et la laïcité, des divergences persistent sur les réformes institutionneles défendues par le ministre de l’Intérieur.

Les radicaux de gauche ont-ils le sens de l’alchimie politique ? Toujours est-il qu’en conclusion de leur université d’été à Seignosse, ils ont trouvé le bon dosage pour recevoir Manuel Valls. Le ministre de l’Intérieur a été accueilli chaleureusement sur la forme et de manière un peu plus fraîche sur le fond. Souvent applaudi par la salle lors qu’il a évoqué «l’ordre républicain» ou la laïcité, qualifié d’«ami» par Jean-Michel Baylet, Valls n’a pu échapper à un florilège de critiques visant les projets de lois qu’il porte. La charge s’est faite virulente de la part de Jacques Mézard, président du groupe RDSE au Sénat qui a dénoncé «le projet de tartufferie jésuistique» que représente à ses yeux le texte de loi sur la transparence de la vie politique, ou bien «le chef-d’œuvre d’hypocrisie qui a pour objectif l’éradication des radicaux» que constitue, selon lui, la législation en discussion au Parlement (voir ci-contre) sur le non-cumul des mandats.

Jean-Michel Baylet a adopté un ton plus mesuré sans pour autant rien concéder sur le fond : «Nous n’avons pas été entendus par le gouvernement. Les citoyens seraient hostiles aux cumulards ? Mais ils choisissent des parlementaires cumulards. Ce n’est pas le cumul en soi que nous défendons mais une République décentralisée.» Avant d’ajouter que «pour le reste, mon cher Manuel, les Radicaux soutiennent ton action sans réserve et ils jugent scandaleuses les attaques venues parfois de tes propres amis qui t’accusent d’abandonner les dogmes – faudrait-il dire le catéchisme ? – de la gauche lorsque tu estimes que toutes les questions de liberté et de sécurité doivent être abordées sans tabou.» Un quitus qui venait après celui donné à François Hollande sur sa politique concernant la Syrie et sur l’ouverture faite en direction des entreprises. Enfin, le président du PRG a stigmatisé «les bataillons entiers de l’UMP qui sont prêts à pactiser avec le FN pour sauver des sièges.»

Manuel Valls a «condamné les propos de Fillon qui a renvoyé dos à dos l’extrême droite et le PS, preuve que des digues sont tombées». Au-delà des désaccords avec le PRG sur les questions institutionnelles, et faisant référence à une grande figure du radicalisme, Clemenceau, il a rappelé que «la République que nous voulons, c’est la République intransigeante avec l’ordre et le progrès, c’est la synthèse entre Jaurès et Clemenceau». Appelant à l’unité de la majorité au moment où les écologistes dictent un ultimatum à Hollande, Valls a souligné «combien est moderne la vision qu’a le radicalisme de la République» avant de lancer : «La gauche a besoin des radicaux de gauche. Faites entendre plus fort la voix du radicalisme, pas en contre, pas en frein, mais pour proposer». Mais le PRG n’a pas attendu les encouragements du ministre de l’Intérieur…


Non-cumul : bataille en vue au Sénat

A Seignosse, Manuel Valls a encouragé les radicaux à donner de la voix. Cette semaine, il ne sera pas déçu, mais le PRG aura plutôt tendance à ruer dans les brancards. Mercredi, Jacques Mézard, président du groupe RDSE au Sénat, mènera la bataille contre le projet de loi relatif au non-cumul des mandats. A Seignosse, le ministre de l’Intérieur a eu droit à un avant-goût des assauts auxquels il va devoir répondre. «Vous avez salué en Manuel Valls un homme courageux, a dit Mézard aux militants de son parti. Eh bien vous avez raison car mercredi il aura besoin de courage car je serai votre représentant au Sénat.»

Mézard ne décolère pas contre ce texte qui vise à interdire le cumul d’un mandat parlementaire avec celui d’un exécutif local. Il voit dans ce texte la «destruction du bicamérisme avec la disparition programmée du Sénat» et ne supporte pas que l’on présente ceux qui s’y opposent comme des «ringards archaïques». Il en rend responsable Martine Aubry qui a lancé la mécanique du non-cumul pour des raisons internes au PS.

Mercredi, il mènera donc la fronde contre le gouvernement, espérant le soutien de l’UMP, des centristes et d’une grande partie du PS, avec comme objectif que soit rejeté le projet de Valls au profit d’un texte reconnaissant la spécificité du Sénat qui pourrait être reconnue ensuite par le Conseil constitutionnel. L’affrontement sera rude. Le ministre de l’Intérieur s’y attend, mais n’a pas l’intention de reculer. «Il n’y aura rien à négocier au Sénat. Ce sera un débat frontal. Je doute que les socialistes suivent jusqu’au bout le RDSE», confiait-il hier en marge de l’Université d’été du PRG.

En tout cas, les deux camps ont affûté leurs arguments. Le Sénat devrait résonner de leurs passes d’armes cette semaine.

Laisser une réponse

Vous êtes Enregistrer Commenter un post.

© 2013 PRG 94 – Parti Radical de Gauche du Val de Marne · RSS · Designed by Parti Radical de Gauche · Powered by PRG94